Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de quinze ans, s'enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d'un sang qui n'est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d'esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Obéissant à une force obscure, il se met à la recherche de Kafka.
©Belfond
- Murakami, Haruki. - Kafka sur le rivage. - Paris : Belfond, 2006.
Un immense vaisseau ovoïde s’est accroché sur l’orbite terrestre et brille à la tombée du jour comme une nouvelle lune. Les populations de la Terre sont angoissées car le vaisseau reste silencieux. Dans une petite ville des Etats-Unis d’Amérique, les habitants commencent à éprouver un certain malaise. Un biologiste découvre des anomalies dans les analyses de patients mourants : il semble qu’ils guérissent spontanément. En fait ce phénomène s’explique par la présence des "néocytes", une sorte de nano machines capables de réparer les humains. C’est depuis le vaisseau que les neocytes pénètrent peu à peu les corps. Un soir la Terre entière semble semble s’endormir. Au réveil tous les humains ont été « contactés ». Les « voyageurs » du vaisseau leur ont posé la question ; voulez vous vivre ? Cette question est une invitation à l’immortalité assortie d’une condition : les humains doivent quitter la Terre pour qu’elle se régénère et retrouve un écosystème compatible avec la biodiversité. Mais quitter la Terre signifie quitter l’enveloppe corporelle, laisser sa peau au sens propre. Tous le humains n’ont pas accepté ce marché. Quelques résistants refusent l’immortalité. Ils veulent rester humains.
Ce livre n’est pas un remake de la « Guerre des Mondes ». Loin d’être les méchants extra-terrestres, les « voyageurs » comme une conscience virtuelle distillent peu à peu dans le cortex humain de milliards d’individus l’espoir que l’on peut échapper à la catastrophe, la destruction de la planète dont seuls les terriens. sont responsables. Mais la solution que ces « voyageurs » imposent ressemble à ce que promettent les sectes de tous poils : le paradis.
Les résistants, les humains, comme ils vont se nommer, une poignée d’américains moyens s’organisent sur cette Terre désormais silencieuse et déserte s’accrochant à ce qui fait leur humanité : la douleurs, la maladie, l’angoisse de la mort mais aussi la jouissance du corps, le plaisir de l’instant, l’attachement aux autres, l’amour. Le roman de Wilson, à mi chemin entre le western et la comédie de mœurs, tout en posant des questions fondamentales à notre monde moderne, dresse un tableau très réaliste de la société états-unienne.
©J'ailu
- Wilson, Robert Charles. Le vaisseau des voyageurs. - Paris : Gallimard, 2006.
Commentaires